Turquie: les combats se généralisent dans le sud-est du pays

Les violences se généralisent dans le sud-est de la Turquie à majorité kurde, depuis trois semaines que le gouvernement a lancé une vaste campagne dite « anti-terroriste » visant lamouvance kurde. Hier, mardi 19 août, dans trois provinces, les accrochages ont fait plusieurs victimes des deux côtés, comme à Varto, le week-end dernier.
Alors qu’après deux journées de calme précaire les accrochages ont repris à Varto, la situation échappe de plus en plus à tout contrôle dans au moins trois provinces et plusieurs villes du sud-est : Diyarbakir, Sirnak et Hakkari où, après avoir décrété un couvre-feu et l’interdiction de sortir dans les rues, les forces de sécurité tentent de reprendre le contrôle des villes passées sous contrôle de la rébellion.
Zones de guerre
Là-bas, l’électricité et le téléphone sont coupés et donc aucune information ou presque ne filtre, mais les accrochages sont violents. A Semdinli, l’armée bombarde même des quartiers entiers de la ville, d’où elle avait demandé à la population d’évacuer avant le début des opérations. Il y a très peu de bilans connus pour l’instant, mais il y aurait au moins trois militaires tués depuis hier, ainsi qu’un gardien de village, et plusieurs civils ou rebelles.
Ni les journalistes, ni les ambulances n’ont accès à ces zones de guerre. Pour vous donner une comparaison reprise parfois par la presse locale : les journaux parlent de situation comparable dans le sud-est de la Turquie, à ce qu’était la guerre civile en Syrie il y a quelques années, c’est dire si la situation est préoccupante.
Boucliers humains
A chaque fois, comme à Varto avant-hier et aujourd’hui, des délégations de députés, essentiellement du parti pro-kurde HDP, ou des missions d’information locales tentent de s’interposer entre les parties en présence, d’obtenir des informations sur les opérations, voire parfois tentent de s’interposer en boucliers humains pour mettre fin ou au moins offrir un répit dans ces affrontements. Ces responsables obtiennent rarement gain de cause et n’obtiennent que de maigres informations mais peuvent, en tout cas, témoigner de l’extrême violence des accrochages et de l’extrême dénuement des populations.
Le leader du HDP, Selahettin Demirtas, tente d’obtenir un cessez-le-feu en appelant à la reprise des négociations de paix, mais au même moment la rébellion promet, elle, d’intervenir directement contre l’armée dans les villes, si les forces de sécurité ne cessent pas d’employer des armes contre les populations civiles. C’est la spirale et l’escalade.

Yoldas Guzelyildiz

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